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L'accueil familial dans les médias

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L’accueil familial inégalement réparti en Deux-Sèvres

La nouvelle Répblique.fr - 25/11/2019

Professionnelles de l’accueil familiales en Deux-Sèvres et familles accueillantes main dans la main pour lancer une campagne d’information dans le département.

Professionnelles de l’accueil familiales en Deux-Sèvres et familles accueillantes main dans la main
pour lancer une campagne d’information dans le département. © Photo NR
 
Opération séduction pour l’accueil familial de personnes âgées ou en situation de handicap à domicile.
Le Département manque d’accueillants.
 
J’ai réalisé un rêve. Linette Guignouard ne dissimule rien de son bonheur d’être devenue, voici six ans, accueillante familiale dans sa maison de La Boissière-en-Gâtine. Chez elle, dans l’extension adaptée, elle a accueilli jusqu’à quatre personnes. Aujourd’hui, cette ancienne employée d’Ehpad qui a exercé la fonction d’aide-soignante pendant vingt-huit ans, ne renie rien à ce qu’elle avait « réfléchi depuis des années ». Elle partage désormais sa vie avec trois aînés aux vénérables âges de 76, 92 et 96 ans !
 
Soixante-quinze dans le département
Comme elle, soixante-quinze accueillants familiaux (pour cent cinquante places) hébergent des personnes âgées ou en situation de handicap en Deux-Sèvres. Mais le Département, qui accorde les agréments et accompagne cette noble œuvre, manque de volontaires. Le nord Deux-Sèvres, en particulier, est mal couvert, c’est difficile aussi dans le Haut Val de Sèvre, alors que la plupart des accueillants sont concentrés sur la Gâtine, le Mellois et le Niortais. Et seuls quatre de ces soixante-quinze accueillants veillent sur des personnes âgées.
 
« Elle a affiché un grand sourire tout de suite »
Face à ce manque, le Département vient de lancer une vaste campagne d’information avec un objectif avoué d’arriver à moyen terme aux 90-100 accueillants sur l’ensemble des Deux-Sèvres. Flyers, affiches, réunions d’informations visent à promouvoir cette alternative humaine aux structures dites traditionnelles.
« Je trouvais qu’on n’accordait pas beaucoup de soin et d’attention aux personnes dans ces structures… quand on court pour faire dix-huit toilettes en deux heures, on n’a à peine le temps de dire bonjour. Je voulais prendre ce temps », confie Catherine Gauthier qui accueille Claudine, une personne handicapée de 52 ans, dans sa maison de Frontenay-Rohan-Rohan. L’ex-secrétaire comptable qui s’était reconvertie en aide médico-psychologique, a franchi le pas voici dix mois avec l’arrivée de Claudine. « Dès que j’ai ouvert la porte, elle a affiché un grand sourire tout de suite, comme si nous étions subitement aimantées », ajoute Catherine.
« Nous ne sommes pas employeurs, mais nous donnons l’agrément et nous accompagnons, par des conseils, de la formation, une aide administrative aussi, c’est un partenariat intense », explique Béatrice Largeau, vice-présidente du conseil départemental, en charge de l’enfance et de la famille. Le Département oriente également vers les aides possibles.
Au cours de cette campagne d’information qui entend susciter des vocations, toutes les étapes de la démarche (lire ci-dessous) seront passées en revue. Il s’agira aussi de répondre à des questions telles que le refus d’un agrément qui n’est pas rédhibitoire, avec une nouvelle tentative possible un an plus tard. « Le frein, ça peut être que le projet ne soit pas partagé au sein du couple ou de la famille d’accueil, ou insuffisamment réfléchi. Une année avant de retenter l’agrément, cela peut permettre aussi d’avancer, de trouver de nouvelles possibilités », temporise Corinne Chassac, assistante sociale au Département. Dernière précision, il n’y a aucune limite d’âge pour choisir de partager sa vie de cette si singulière manière avec un aîné ou une personne handicapée.

 

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